RESUME : | Matelas, vêtements, isolation...
Vivre pure laine
Vivre ici - Le Séquestre -
Coup de génie dans le périurbain
Produits laitiers
Choisir la proximité
Fruits confits
Les cueillir, les préparer
Jouets en bois
Les créer, les fabriquer | | | SOMMAIRE | TOUT SIMPLEMENT
Vivre pure laine
Isolants, matelas, vêtements, objets décoratifs…
Laver la laine, la carder, la filer, la feutrer.
Si on sucrait Noël ?
Confire les fruits du jardin, les choisir à bonne maturité, les préparer…
Cadeau de bois
Faire soi-même des jouets en bois. Choisir le bois, utiliser la scie… Inclus : un modèle
Affûter son couteau à la meule
Les oiseaux d’hiver
VIVRE ICI
Coups de génie dans le périurbain
Situé en proche périphérie de l’agglomération albigeoise, Le Séquestre est un village qui a mis en place de nombreuses innovations écologiques et le recours à la participation de ses habitants.
Hébécrevon (Manche) Naissance d’un écohameau
Episode 7. Sous le déluge de septembre, le maître d’œuvre a pu observer l’efficacité du système mis en place pour la gestion des eaux.
CHOIX DE VIE
Le lait d’à côté
Et si, en pleine crise laitière, la vente de proximité du lait de vache ou de ses produits transformés était une solution ?
Le succès au coin du feu
Georges Portier a fait le pari de dessiner ses modèles de poêles et de cheminées bois.
Les papiers de mon moulin
Jacques Bréjoux tient « le Moulin du Verger » où l’on fabrique encore du papier « feuille à feuille », selon un procédé artisanal unique.
Un café trop salé  | EDITO... | Le difficile passage
par Sylvie Le Calvez
Vous entendrez souvent cela : « c’est incroyable ce qu’il a créé alors qu’il était très jeune ». Prenez des grands noms comme Bill Gates ou bien les anonymes qui ont commencé avec rien, dormant sous la tente, pour monter leur petit élevage avec atelier de transformation. Avoir les projets les plus fous et les mettre en œuvre quand on a 20 ans est finalement plus simple, car c’est l’envie, l’insouciance, l’endurance, l’énergie, la force physique qui les portent.
Quand on a 20 ans ou à peine plus, on a des rêves pleins la tête et surtout on n’a rien à perdre…
On a toute la richesse et le talent au fond de soi, mais pas d’appartement à vendre pour pouvoir acheter les terres, le commerce ou l’atelier. Quand à 40 ans ou un peu plus et que la perte du sens gagne, quand on en a marre d’accumuler des biens et que l’on a le sentiment de ne pas avoir vécu ses rêves alors, alors on envisage… de changer de vie. Et là, franchir le pas de la création, est souvent très difficile. Il faudra accepter de gagner moins (et payer les études des enfants devenus grands), il y a la maison dans laquelle on a longtemps vécu et que l’on ne veut pas vendre, les vacances et les loisirs que l’on ne pourra plus s’offrir faute de temps libre. À 40 ans, on a vécu et vu. On sait que cela sera dur. On imagine ce qui nous attend. On peut avoir plus à perdre qu’à gagner. On n’a plus l’âge de se mettre des prêts au long cours sur le dos, ni de faire soi-même car justement le dos ne porte plus si bien. Alors, à 40 ans, on calcule, on réfléchit.
Que faire : renoncer, faire petit, faire quand même ? Dans tous les cas, quelle que soit la décision, ne jetons pas la pierre à ceux qui n’oseront pas. Ce moment de réflexion, de remise en cause, leur permettra de changer des choses, même modestes, dans leur vie actuelle, d’en avoir mesuré la valeur, d’y apporter quelques évolutions ou de se recentrer sur l’essentiel. Et encourageons, sans retenue, ceux qui oseront, conscients des risques qu’ils prennent. | |
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