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 | L'Esprit Village n°115 - printemps 2013 |
L'Esprit Village n°115 - printemps 2013  EDITO... | RESUME : |
Elever des races locales
Trouver l'amour à la campagne
Eco-territoire : la marque Biovallée (26)
Papillons - Un coin pour eux
Morilles - Spores de printemps
| | | SOMMAIRE | CHOIX DE VIE
Elevage, le choix du local
Rustiques, économes, parfaitement adaptées à leur environnement, les races locales réinvestissent les campagnes
Trouver l’amour à la campagne
Le célibat à la campagne, une fatalité ? Rien n’est moins sûr ! Zoom sur de nouveaux moyens de rencontres en milieu rural.
Et aussi…
La campagne en libre-service
La boîte à graines
Les vertus de l’ortie
Bio, local et convivial
Mariages à la bergerie
VIVRE ICI
Biovallée (26) L’éco-territoire de marque
«Biovallée », c’est le nom du projet qui doit faire de la vallée de la Drôme un éco-territoire.
Boult aux bois (08) - Le paradis nature
La commune est clairement identifiée comme le « pôle nature » par excellence. Et ce pôle est devenu un mythe pour les passionnés de faune et de flore.
TOUT SIMPLEMENT
Morilles – Spores de printemps
Quelques-unes exhibent leur chapeau pointu en février, mais la véritable saison débute en mars, lorsque la nature bourgeonne.
De l’or en mare
Les mares sont de véritables réservoirs de vie animale et végétale. Redonnez leur une place de choix dans votre jardin.
Un coin à papillons
Attirer les papillons dans son jardin, c’est bien plus que d’observer le vol de quelques lépidoptères, c’est aussi favoriser la biodiversité et l’équilibre de tout un bout de nature.
 | EDITO... | Rêve de paysan et réalités
D’un côté des maraîchers ou des éleveurs qui cherchent en vain des petites surfaces pour s’installer et de l’autre, des élus – pas assez nombreux certes – qui mettent en place une politique de maintien des terres agricoles. Ils essaient de les classer dans les plans locaux d’urbanisme et vont parfois jusqu’à construire des bâtiments relais pour relancer une filière. Pourtant, ils peinent à trouver des candidats. Pourquoi la rencontre entre futurs paysans et collectivités est-elle si difficile ? Il y a un problème de concordance des temps… Construire un bâtiment relais est onéreux. La collectivité va donc commencer par rechercher un porteur de projet susceptible d’être intéressé avant de se lancer dans la réalisation pour ne pas se retrouver avec un équipement vide. Le temps d’acquérir le foncier, puis de lancer les marchés, l’opération dure au moins deux à trois ans. Quel futur agriculteur peut attendre ce délai avant de s’installer ? Mais, si la collectivité cherche le porteur de projet une fois les travaux achevés, il n'est pas sûr que la configuration des lieux corresponde aux attentes du candidat. Et puis, comment accepter de travailler dans une exploitation relais mise à disposition par une collectivité sans se sentir privilégié par rapport à d’autres paysans (des maraîchers, par exemple, dont chacun sait qu’ils ont énormément de difficultés à s’en sortir par rapport au nombre d’heures travaillées)? Comment ne pas craindre la jalousie de la part de ses futurs confrères ? Quid aussi des motivations de l’installation des candidats ? Aujourd’hui la plupart des porteurs de projets s’installent suite à une reconversion et cherchent un endroit bien à eux où ils espèrent concilier beauté du lieu, indépendance ou autonomie, des atouts ou spécificités qui leur manquaient dans leur activité précédente… Ce n’est pas toujours dans un cadre institutionnel ou proche de lotissements, qu’ils pensent le trouver. Le but n’est pas de juger, de savoir qui a raison ou qui a tort, mais de dire que si les politiques volontaristes sont indispensables aujourd’hui pour le devenir d’activités agricoles à forte valeur ajoutée dans les territoires, la part de rêve qui sommeille en chacun des candidats à l’installation ne doit pas être occultée. Et ce qui est vrai pour les paysans l’est aussi dans d’autres domaines d’activité. La médecine par exemple…
La Carneille, le 5 février 2013
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