Les jeunes ruraux de 18 à 24 ans sont moins touchés par le chômage que les jeunes urbains (25,1 % contre 27,1 %) notamment car ils entrent plus tôt dans la vie active. Ils sont très attachés à leur territoire et plus impliqués dans des associations qu’en ville. Malgré cela, leur situation n’est pas toujours enviable. Ils sont en effet en moyenne moins diplômés que les urbains (7,3 % contre 15,4 %), sont plus éloignés des services culturels (par exemple 35 % des ruraux accèdent aux bibliothèques contre 46 % des jeunes urbains), de santé et de prévention, et ne trouvent pas toujours des logements adaptés à leurs besoins. Pour réduire ces inégalités, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a formulé des préconisations. Elles sont articulées autour de trois axes : rendre obligatoire une compétence « jeunesse » au sein des communautés de communes, mettre en place dans chaque bassin de vie une démarche de Campus ruraux de projets dédiée à l’accompagnement des jeunes dans leurs projets et instaurer un Pacte national jeunes ruraux décliné dans les territoires à travers les contrats de ruralité, lancés il y a quelques mois par le ministre de l’Aménagement du territoire. Ces pactes devraient renforcer les aides et l’accompagnement des jeunes en faveur de la formation, du logement, de la santé et de la mobilité.

Pour en savoir plus : www.lecese.fr, 
rubriques Travaux > Travaux adoptés > Place des jeunes dans les territoires ruraux.

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